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Dirigeants, faut-il héberger votre patrimoine dans une holding ?

Pour échapper à l’imposition personnelle des dividendes et des plus-values, les dirigeants sont de plus en plus nombreux à héberger leur patrimoine entrepreneurial dans une holding. Mais ce choix a priori irrévocable ne doit pas être fait pour des raisons uniquement fiscales. Voici les autres critères à prendre en compte.

  • Source : Olifan Group
  • 31/01/2023
  • Lecture : 2min.

La holding n’est plus réservée aux très gros patrimoines:

La holding patrimoniale est déjà la solution de référence pour les patrimoines professionnels importants. Quand une société est valorisée à 10, 20 millions d’euros ou plus, quand son dirigeant se rémunère en proportion, la question ne se pose plus. 

Ce qui est nouveau, c’est que les dirigeants de sociétés plus petites choisissent à leur tour cette option. Dès qu’une entreprise est valorisée à plus d’un million d’euros et que les dividendes annuels dépassent 50 000 euros, la question de la holding se pose. 

Son fonctionnement juridique et comptable coûte en moyenne 3 000 par an, alors qu’elle permet des économies au moins 10 fois supérieures sur la taxation des dividendes et des plus-values. 

Attention aux décisions précipitées :

Mais pas de précipitation : dissoudre une holding pour en rapatrier les actifs dans le patrimoine personnel, c’est s’exposer à une fiscalité importante. 

Voilà pourquoi la décision de principe doit s’appuyer sur d’autres critères : répartition du patrimoine global, composition de la famille, âge de ses membres, besoins en revenus, objectifs à long terme… 

De même, la création d’une holding est le fruit d’une coopération entre le conseil patrimonial, l’avocat d’affaires et l’expert-comptable. Leur expertise et leur éclairage sont précieux et complémentaires. 

La holding, pour réduire la taxation des revenus :

Le dirigeant qui choisit de percevoir sa rémunération à titre privé s’expose à une lourde taxation. 

Ses revenus (salaires ou honoraires) sont imposés selon le barème progressif de l’impôt sur le revenu, avec une tranche marginale d’imposition (TMI) maximale à 45 %. 

Les bénéfices de sa société, sont impactés successivement par l’impôt sur les sociétés, l’imposition personnelle des dividendes à l’impôt sur le revenu et selon, aux prélèvements sociaux ou cotisations sociales, s’il est en SARL. 

Au final, pour 100 euros de bénéfice avant impôts sur les sociétés, il lui reste environ 40 euros. 

Pour amortir ce choc fiscal, la première solution consiste à opter pour de la rémunération différée. Ainsi, les sommes investies sur un contrat de retraite Madelin ou un PERP sont déductibles fiscalement de son revenu d’activité, jusqu’à un plafond assez confortable s’il est TNS. 

A titre d’exemple, un dirigeant TNS qui se rémunère à hauteur de 150 000 euros par an bénéficie d’un plafond (« déductible Madelin ») d’environ 32 000 euros sur ses versements en contrat de retraite Madelin. 

Imaginons qu’il est imposé dans la TMI à 45 % et qu’il verse 15 000 euros : il fait une économie immédiate de 6 750 euros et améliore ses futurs revenus à la retraite. 


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